Étiquette du projet : inde

Ladakh – Trek de Spituk à Rumbak

Un voyage en Inde sans un détour par le Ladakh aurait été bien dommage étant donné le nombre de retours positifs reçus concernant cette région bien connue des randonneurs et autres « trekkeurs ».

Notre voyage en Inde ne durant que 2 semaines, nous avons cherché à réaliser un « petit » trek qui nous permette de découvrir la région et de partir à l’aventure pendant quelques jours. Des expats français vivant en Inde et ayant réalisé un trek d’une dizaine de jours nous ont conseillé l’agence Dreamland, c’est donc vers eux que nous nous sommes dirigés.

Premièrement, à distance, l’agence était très réactive et a pu répondre très vite à mes différentes questions (le site contient déjà pas mal d’infos pratiques utiles). Une dizaine de différents treks sont disponibles via cette agence donc en fonction du temps que vous disposez, il y en a pour tous les goûts, durées (de 4 jours à plus de 2 semaines) et niveaux.

Nous avons opté pour le plus petit trek disponible, celui allant de Spituk à Matho en 4 jours et passant par la vallée de Rumbak, au programme, randonnée dans la vallée puis en montagne, passage d’un col à 4800 mètres d’altitude, nuits en tente au milieu de la nature, le tout accompagné d’un guide, d’un « cook » et d’un « poney man », c’est parti!

JOUR 1 – De Spituk à Zingchen, Adaptation, altitude max : 3360m

Toute l’équipe du trek vient nous récupérer dans notre guesthouse (réservée par l’agence) avec une petite camionnette au matin, direction Spituk à 30min, rencontre avec le guide et le « cook » qui nous accompagneront ces 4 prochains jours. Sur le chemin, notre guide nous demande si l’on désire commencer par un trajet d’adaptation. Nous avons eu le « malheur » de dire oui, ce qui nous a conduit à une bonne heure et demie de randonnée sur route comme celle ci avec assez peu de diversité niveau paysage :

La route d’adapation

Heureusement, les paysages commencent ensuite à changer à l’entrée du parc national de Hemis, nous poursuivons dans la vallée et faisons notre pause déjeuner (fourni par Dreamland) dans le « restaurant » du coin!

Tout est disponible!

Nous suivons ensuite la rivière jusqu’à notre 1ère étape, le campement de Zingchen où nous retrouvons notre tente déjà montée! Nous avions été heureusement prévenu que les jours de trek commençaient tôt dans la matinée et donc se finissaient relativement tôt dans la journée (en début d’aprem) donc il est nécessaire de prévoir de quoi s’occuper si jamais vous êtes tout seul dans le campement comme ça nous est arrivé une nuit !

Notre tente bleue et d’autres « trekkeurs »

JOUR 2 – Vallée de Rumbak, altitude max : 4200m

Le lendemain, après le thé matinal et la bassine d’eau chaude pour se débarbouiller, nous découvrons notre « poney-man » et ses 7 braves bêtes qui porteront nos sacs, les tentes et tout le matériel du cook. Cette 2ème journée est assez magique, nous quittons le Ladakh aride et suivons la vallée, l’ascension débute réellement et la paysage se fait plus montagneux, tout en gardant pas mal de verdure à l’aide de la rivière que nous suivons jusqu’à Rumbak, petit village isolé à pratiquement 4000 mètres d’altitude et peuplé d’une quarantaine d’habitants, on croit ce village sorti d’un paysage tibétain.

Rumbak

Le temps de prendre quelques photos et de déjeuner (une patate, un œuf, du chocolat et un p’tit jus) et c’est reparti jusqu’à un camp situé à 4200 mètres d’altitude depuis lequel nous distinguons le col de Stok La, situé 600 mètres plus haut.

JOUR 3 – VERS STOK LA.. OU PAS

Après une nuit compliquée sans dormir plus de quelques heures à cause de l’altitude nous comprimant le crâne et grâce à nos voisins chinois du soir complètement irrespectueux de nous comme de la nature (cigarettes et canette de bières balancées, discussions incessantes malgré notre intervention et celle de notre guide), nous sentons qu’il sera compliqué de réaliser les 6h de trek les plus difficiles restantes. Nous en parlons alors au guide qui décide qu’il est préférable de redescendre doucement jusqu’au 1er campement, ce que nous faisons, un peu déçus mais rassurés par le guide de savoir que le paysage n’aurait pas été très différent de l’autre côté du col.

La descente promet de beaux paysages

Au final, nous avons été ravis de notre choix, en effet, nous avons eu droit à cette 3ème journée de trek plus tranquille pour redescendre jusqu’à Zingchen puis à notre dernière nuit en tente. En chemin, nous avons évoqué vouloir visiter les temples Bouddhistes de la région et nous avons été agréablement surpris par la proposition de notre guide de passer la 4ème journée à visiter ces derniers, ce qui nous a permis de passer un superbe dernier jour au Ladakh.

JOUR 4 – LADAKH, TERRE BOUDDHISTE

Notre guide ayant prévenu l’agence, une voiture était prête le matin pour nous ramener sur Leh, après un petit arrêt à l’agence, le temps de nous trouver un taxi (pris entièrement en charge par Dreamland), nous voilà partis sur la route des temples, j’ai consacré un article complet à ce sujet que vous pouvez retrouver ici : Ladakh, Terre Bouddhiste

Ladakh, terre Bouddhiste

Le Ladakh est avant tout réputé pour ses treks, il est vrai que cette région est propice à ce genre d’activité, surtout au départ de sa capitale : Leh. Différents types de niveaux sont proposés en fonction de vos envies, de votre aptitude ou encore de l’altitude à laquelle vous désirez aller.

Notre trek nous a porté jusqu’à 4200m en 4 jours, le but était d’atteindre un col à 4800m le dernier jour mais l’altitude nous ayant comprimé le crâne toute la dernière nuit, nous avons préféré redescendre. D’abord dépités, nous avons vite été ravis par cette dernière journée, notre guide proposant à la place de la dernière journée de trek de nous faire visiter plusieurs temples bouddhistes, haut lieux du Ladakh.

Après un retour à Leh où nous déposons nos sacs, l’agence nous appelle un taxi pris en charge et nous partons avec notre guide en direction du plus grand monastère du Ladakh : Hemis. Cet écrin en plein cœur de la montagne est facilement accessible, à environ 1h de Leh en voiture. La route jusqu’à ce temple est également un beau moyen de découvrir la région, beaucoup de touristes vont même jusqu’à louer des motos afin d’en profiter un maximum. Eh oui, c’est l’une des rares régions où conduire en Inde est possible pour un touriste !

Hemis Gompa

 

La découverte de ce magnifique temple est magique, nous nous croyons transporté au Tibet l’espace d’un instant. Petit conseil cependant, si vous désirez visiter l’intérieur du musée ainsi que du temple, évitez les horaires du déjeuner (grosso modo évitez 12h-13H30) car les bonzes partent manger, il faudra donc les attendre afin de pouvoir pénétrer dans ces lieux.

Ensuite, nous reprenons la route vers Leh avec plusieurs arrêts prévus au programme, le 1er, à a environ 30 minutes et qui nous avait tapé dans l’œil à l’aller, c’est le monastère de Thiksey (ou Thiksay) construit au sommet d’une colline dominant la vallée de l’Indus. Superbe visite, nous déambulons dans un premier temps à l’extérieur, nous imprégnant des couleurs, de l’architecture et de la vue sur toute la vallée. Puis nous passons dans une succession de superbes pièces contenant de nombreux textes bouddhistes, des salles de prière où nous avons même la chance d’entendre un bonze prier et pour couronner le tout devant une statue dorée d’un Bouddha de 15m de haut.

La statue de Thiksey en impose!

En route pour la dernière étape de notre périple, nous croisons un bonze faisant du stop sur la route, quelques minutes plus tard, nous voilà avec lui dans la voiture ! Nous le déposons un peu plus loin, au niveau de Shey Palace (à 15km de Leh), un beau palais situé sur une petite colline (avec une superbe vue sur la vallée) et contenant en son sommet un petit temple construit autour d’une statue de Bouddha.

La vue depuis la colline de Shey

Nous retournons ensuite à Leh où nous faisons nos adieux à notre guide après avoir échangés quelques numéros, qui sait, peut-être reviendrons nous de nouveau un jour gravir d’autres versants de ce Ladakh mystique.

Un jour à Delhi

Delhi n’est pas la ville la plus touristique d’Inde mais elle mérite un saut lors d’une longue escale ou en tant qu’étape dans un circuit axé sur le Nord du pays. Outre la « proximité » avec Agra et son Taj Mahal (compter 4 heures via l’autoroute), elle regorge de quartiers intéressants à découvrir.

Venant d’Agra, nous avons demandé à notre chauffeur de s’arrêter sur la route à l’entrée de Delhi afin de visiter l’un des plus beaux temples hindou de la ville, Akshardham, mais pas de chance, nous sommes lundi, jour de fermeture. Une photo de l’extérieur et nous voilà reparti en direction d’un monument symbolique de Delhi et de l’Inde en général, un véritable arc de triomphe à l’indienne en plein cœur de la ville : India Gate.

India Gate

Ce monument est situé au bout de la fameuse avenue Rajpath Marg qui mène jusqu’au palais présidentiel 2 km plus loin, où nous sommes allés jeter un œil, le palais impressionnant même notre guide, pourtant natif de Delhi. Nous notons déjà un véritable contraste entre le Delhi populaire ‘Old Delhi’ par lequel nous sommes passés le matin et ce quartier tout en symétrie, monuments et palais longeant de grandes avenues entretenues.

La fameuse avenue Rajpath Marg

Maintenant, nous mettons le cap sur le lieu qui fait que Delhi mérite au moins un arrêt : le site de la tombe d’Humayun. Ce lieu permet véritablement de respirer à l’écart de la ville et de ses klaxons incessants. Composé de plusieurs mausolées dont le plus connu et magnifique Humayun’s Tumb, ce lieu promet une jolie balade entre nature et monuments. Delhi étant peu touristique, l’endroit n’est pas bondé et on peut rendre le temps de tout visiter sans problème et de prendre de belles photos sans faire la queue comme les vaillants touristes du Taj.

Humayun’s Tumb

A noter que nous n’avons pas vraiment pu en faire plus en une journée (le trafic étant très très dense, il faut compter pas mal de temps entre chaque lieu) mais il y a quelques monuments que nous aurions très bien pu visiter avec une journée supplémentaire, tels que le temple du lotus (nous l’avons aperçu au loin, un temple à l’architecture contemporaine originale), Qutab Minar ou encore le fort rouge pour ceux qui n’auraient pas le temps de faire un saut à Agra, une balade dans le quartier populaire est toujours un choc mais nous avons gardé cela pour Chennai, plus tard lors de notre voyage.

Mamallapuram : de la pierre à la mer

Si notre point de chute au Sud de l’Inde, plus précisément à Chennai, ne présentait que peu d’intérêt d’un point de vue touristique, nous avons découvert avec plaisir l’existence de la petite ville côtière de Mamallapuram, située à quelques heures de Chennai en voiture sur la route de Pondichéry.

Bienvenue à Mamalla!

Tout d’abord, « Mamalla », de taille humaine au contraire des grosses métropoles, vous permettra de vous balader dans les rues tranquillement et ainsi de prendre le temps de parcourir la ville des temples hindous jusqu’à la plage.

Le 1er arrêt à l’entrée de la ville peut se faire au niveau du site hindou des « Five Rathas » (ou Pancha Rathas), un complexe de monuments impressionnant puisque sculptés à même la roche que l’on croirait sortis de terres. L’entrée au sein du site est payante mais l’on peut apercevoir ces monuments depuis l’extérieur.

Une partie du site des Five Rathas

En descendant la rue vers le centre de la ville, on tombe rapidement sur un petit parc contenant quelques curiosités. La première est la « boule de beurre de Krishna », une énorme roche sphérique tenant miraculeusement debout, malgré sa rondeur et ses quelques 250 tonnes ! Mais ce n’est pas tout, dans ce même parc, l’on peut également trouver quelques temples hindous creusés à même la roche tout comme les « Five Rathas » cités un peu plus haut, sur lesquels on peut apercevoir quelques singes se prélasser.

Krishna’s Butterball

Le parc se termine par un monument plus qu’impressionnant en plein centre de la ville, « The descent of the Ganges and Arjuna’s Penance », un mur tout en relief représentant sur quelques 30 mètres de long et plusieurs mètres de hauteur une légende indienne avec ses centaines de personnages gravés dans la roche.

The descent of the Ganges and Arjuna’s Penance

Maintenant, après un arrêt au niveau du « Mamallapuram Lighthouse », direction l’océan. Passage obligé chez un français tombé amoureux de l’Inde et ayant ouvert un restaurant que je ne saurais que trop recommander, j’ai nommé le Nautilus ! Prenez sans hésiter un cocktail maison qui saura accompagner fruits de mer et poissons très bien assaisonnés, le tout pour un prix raisonnable.

Du Nautilus, l’océan est tout proche, l’occasion de tremper ses pieds dans l’Océan Indien ou même de s’offrir un cours de surf inattendu ?

L’Océan Indien est à portée